A l'ombre des platanes

Lunel, 18 juillet

Une arène garnie à la pamplonaise comme un jour de grève (ou de finale de coupe du monde) : tendido sol vide, le reste quasi lleno. Excellente novillada, tout d'abord grâce à la qualité du bétail de Robert Margé  (+ un exemplaire de Blohorn le moins cornu du jour). L'éleveur français ne s'est pas moqué de la cité héraultaise en envoyant un lot d'une présentation irréprochable. Les six novillos ont donné du jeu à la cape comme à la multeta avec des comportement plus ou moins dangereux (coups de tête, charges courtes), le troisième, le Blohorm fut le meilleur au cheval.

 

Tomasito (une oreille) a prouvé une fois de plus ses qualités sans pour autant briller, souvent dépassé par les charge de ses adversaires, ses gestes sont plus précipités, plus confus que l'année dernière. On espère le revoir plus serein et entouré d'une quadrilla moins brouillonne. Mario Alcade nous a offert les geste les plus purs de la journée, à la José Tomas, sans cite, sans toqué. Lentement, il avance le leurre et le toro suit en silence. Malheureusement, il n' a jamais su se fixer ainsi que ses adversaires. Il a perdu l'oreille de son premier aux aciers. A suivre. Le triomphateur du jour se nomme Alberto López Simón (deux oreilles et une oreille). Lui aussi lorgne du côté de Tomas, de Ponce aussi. Le seul des apprentis à dominer ses adversaires. Les pieds joints, il offre à Lunel deux très belles faena templées, intenses et soyeuses. Deux faenas en douces au goût de fondant au chocolat, Alberto fait durer le plaisir en toréant jusqu'aux premiers avis. Son seul petit défaut, il abuse d'une tauromachie à genoux, sans mauvais goût toutefois. Une jeune toréro à marquer à la culotte. On est sorti ravi des arènes,  après cette très belle après midi  100% musicale durant laquelle l'orchestre accompagna le six faenas. Un grand merci à l'éleveur... en course pour une récompense de fin d'année.

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